23.03.1983 – Bordeaux, France
Lives and works between Bordeaux and Ayssenes

Education
2010 – DNSEP, Ebabx, Bordeaux ( Daniel Dewar, Daniel Chevalier, Fabien Vallos, Lili Reynaud-Dewar, Thomas Boutoux … )

Solo and duo exhibitions
2019 – La servante et les chevaux, Pierre Poumet (hors les murs), Barcelone
2019 – Une jeune fille dans un champ de mais, La Centrale
2018 – Waterloo, Nicolas Milhé & Simon Rayssac, Pierre Poumet, London
2018 – Les Volets Bleus, Pierre Poumet, Bordeaux
2018 – Des Cerises Sur Les Oreilles with Ludovic Beillard, L’Annexe, Paris
2018 – Tout L’Univers, Palette Terre, Paris
2017 – Fontaine et Cheval, Galerie Bien
2017 – Des Ronds Dans L’eau, After Howl, Bruxelles
2017 – Fleur de Pays with Ludovic Beillard, Atelier W, Pantin
2017 – Une Jeune fille dans un champ de Maïs, Bikini, Lyon
2017 – Regarder l’herbe pousser, Pierre Poumet, Bordeaux
2016 – Femme Au Foyer, Silicone, Bordeaux
2016 – Haut Le Coeur with Ludovic Beillard, Escalier B, Bordeaux
2015 – Dans Le Rose, Escalier B, Bordeaux
2015 – Je t’aime, Fabian Home, Bruxelles
2013 – Do You Remember The Milk?, 5UN7, Bordeaux

Group exhibitions
2020 – Milléniales – Peintures 2000-2020, curated by Vincent Pécoil, Frac Nouvelle-Aquitaine MECA, Bordeaux
2020 – Le Virus De La Peinture, curated by Connoisseurs, Online Exhibition
2019 – Auloffée, curated by Élise Girardot, Pessac
2019 – Novembre à Vitry, Galerie Jean Collet, Vitry-sur-Seine
2019 – Langage II – Tilder, curated by C.O.F, Centre Pompidou, Paris
2019 – Drawing Now, Galerie Anne Barrault, Paris
2018 – NoEL, Galerie Anne Barrault, Paris
2018 – Novembre à Vitry, Galerie Jean Collet, Vitry-sur-Seine
2018 – Cruising In a Palace, invited by Titanix, Electra Palace, Athens
2018 – Pendant Que Les Champs Brulent, Plateforme, Paris
2018 – Sessions #7, Galerie Bertrand Grimont, Paris
2017 – Double Trouble, Ici Gallery, Paris
2017 – Les Entrées Extraordinaire III, Atelier W, Pantin
2016 – Des Embruns, Pierre Poumet, Bordeaux
2016 – Les Entrées Extraordinaire II, Atelier W, Pantin
2015 – Anger Management, Komplot, Bruxelles

Residencies
2018 – Le Manoir, Mouthier Haute-Pierre
2017 – Le Courant Ayssenois, Ayssenes
2016 – Chambres à part, 35h, Paris

Curatorial
2019 – PopCorn Time, Eponyme, Bordeaux (Karina Bisch, Bastien Cosson, Camilia Oliveira Fairclought, Coraline Guilbeau)
2017 – (with Frédéric Houvert) les Tournesols (Frédéric Houvert, Laurent Proux et Daniel Mato)
2017 –
(with Ludovic Beillard, Coraline Guilbeau), Beautiful, EBABX, Bordeaux
2017 –
(with Ludovic Beillard) L’odeur des sentiments, Hypercorps, Bruxelles (Martin Belou, Laurie Charles, Cyril Debon, Jos de Gruyter & Harald Thys, Romain Juan, Rémi Lambert, Antoine Renard, Zoé de Soumagnat)

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Edition
2020 – Le Peintre et son Problème
2019 – Tout L’univers en 46×55 cm
2017 – Jour de Croûte, Lapin-Canard LC067

Links
Review – Kubaparis, Les volets Bleus
Review- Palette Terre, Tout L’Univers
Press – Connoisseurs, Le Virus De La Peinture
Press – Editions Naima, La Centrale, une jeune fille dans un champ de maïs
Review – Tzvetnik, Des Cerises Sur Les Oreilles
Review – Tzvetnik, Fleur De Pays
Review – Art Viewer,  L’Odeur Des Sentiments
Review – After Howl, Des Ronds Dans L’Eau
Text – Revue Laura, Elise Girardot , A Travers La Fenêtre
Text – Boombang – Clare Mary Puyfoulhoux – Grand Récits Sur Fond blanc
Text – Junkpage, Produire Une Intensité
Text – Junkpage, Paradis Perdus
Review – Dda Aquitaine, Waterloo
Review – Galerie Bien, Fontaine Et Cheval 

 

🇫🇷  Dans sa peinture, Simon Rayssac use de la répétition des motifs, des couleurs et des mouvements. Chez lui la répétition est en perpétuelle création. Par l’articulation des oppositions, des ressemblances et des reflets, elle ne cesse de s’enrichir ou de se métamorphoser. Le terme n’est jamais atteint. Le retour au point de départ est toujours possible. La virtuosité et la maladresse s’entremêlent. Cet artiste ne cherche pas à résoudre les contradictions. Au contraire il les affirme. Rien n’est plus étranger à sa peinture que la détermination stricte, l’argumentation autoritaire. Il n’a pas pour but de cadrer, délimiter son geste pictural mais plutôt de s’en servir comme un levier de débordement et d’éclatement pour aller de l’avant et saisir un foisonnement de sensations et d’images. S’il existe une relation entre notre monde et le sien, elle est analogue à la relation amoureuse, c’est-à-dire qu’elle est faite de fantaisies, de tentations et d’abandons, d’envols, de frémissements et de matérialité du quotidien, de fusions et de séparations. Et ces deux mondes sont nécessaires, l’un ne supprimant jamais l’autre, dans une alliance
permanente de rupture et de réconciliation. (Didier Arnaudet) 

🇬🇧  In his paintings, Simon Rayssac uses the repetition of patterns, colours and movements.
In his work, repetition is in a process of permanent creation. Through the articulation of opposites, similarities and reflections, his work is constantly enriching and transforming itself. The endpoint is never reached. Returning to the starting point is always possible. Virtuosity and clumsiness blend together. This artist does not seek to resolve contradictions. On the contrary, he affirms them. Nothing is further away from his work than strict determination and authoritarian argumentation. His purpose is not to enclose or delimit his pictorial gesture, but rather to use it as a tool for excess and fracturing in order to forge ahead and seize a profusion of sensations and images. If there exists a relationship between our world and his, it is analogous to love, that is to say, it is made up of fantasies, temptations and abandon, flights of fancy, quivering and the stuff of daily life, of fusions and separations. And these two worlds are necessary, they never fully suppress each other; they are in a permanent alliance of rupture and reconciliation. (Didier Arnaudet)

🇫🇷  De larges gouttes d’eau rouges tombent en fracas sur la dune. Lourdes et solides, elles sont transpercées par le soleil couchant. Pourquoi Simon Rayssac nous délivre t-il un. geste évanescent ? Toile après toile, le peintre semble dérouler une impression personnelle et fugace, une histoire d’intimité pudique, une quête incessante et jamais. rassasiée. Observées par la fenêtre de l’atelier, les apparitions sont baignées dans la. peinture. Les empreintes se déclinent et rythment de grands aplats. Ces leitmotivs glanés par l’artiste, tels des prétextes à la représentation, matérialisent tantôt des souvenirs, tantôt des impressions de paysages fragmentés où le détail prédomine : un tablier ondulant, un vide laissé par une feuille d’abricotier sur laquelle la lumière rasante scintille. Aux antipodes des grandes manifestations de la nature, un geste caractérise l’humain. Les variations dépeintes par Simon Rayssac seraient alors les mouvements de corps naturels personnifiés déclinant une multiplicité de personnages : feuilles, fleurs, pierres, pluies, sables… Toujours, les motifs arborent une expression propre, un trait de caractère. Ici, des ondulations terreuses nous traversent, nous sommes écrasés par la boue qui s’accumule. Là, des fruits géants ou des pivoines psychédéliques exultent en couleurs et disproportions. Parfois absurdes, les sujets surchargent la toile sans vouloir la libérer, à l’image de la persistance rétinienne ressentie par l’artiste lorsque son regard balayait la réalité. La buée froide et les oursins agresseurs font alors place à une sombre chevelure dissimulée sous le va-et-vient d’un éventail. Les variations de Simon Rayssac forgent cette peinture d’émotions éclatées qui saturent des paysages jamais décoratifs. Rien n’est caché dans cette partition, la fabrique de l’artiste est visible et chaque tableau est le témoignage d’un élan. (Élise Girardot)

🇬🇧   Large red drops of water fall in a clatter on the dune. Heavy and solid, they are pierced by the setting sun. Why does Simon Rayssac offer us an evanescent gesture? In canvas after canvas, the painter seems to unfurl a personal and fleeting impression, a story of modest intimacy, a never-ending and never-satiated quest. Observed through the window of the studio, the apparitions are bathed in paint. Imprints are arranged and give rhythm to large flat areas. These leitmotivs are gleaned by the artist, they are like pretexts for representation, sometimes they materialize memories, sometimes impressions of fragmented landscapes where detail predominates: an undulating apron, an emptiness left by an apricot leaf on which the raking light gleams. In contrast to major expressions of nature, the Human is characterized by a gesture. The variations portrayed by Simon Rayssac could thus be the movements of personified natural bodies, offering a multiplicity of characters: leaves, flowers, stones, rains, sands… Always, the motifs display an expression of themselves, a personality trait. Here, earthy undulations pass through us, we are crushed by the mud that accumulates. There, giant fruits or psychedelic peonies exult in colors and disproportions. Sometimes absurd, the subjects overload the canvas without wanting to liberate themselves from it, just like the retinal persistence felt by the artist when he gazes upon reality. The cold mist and aggressive sea urchins give way then to dark hair hidden under the comings and goings of a fan. Simon Rayssac’s variations forge this painting of exploded emotions that saturate never-decorative landscapes. Nothing is hidden in this musical score, the artist’s hand is visible and every painting is the testimony of an impulsion. (Élise Girardot)

🇫🇷  C’est une femme et qui cueille des abricots. Ce sont des abricots oranges, ils ont une chair, une forme, ont une empreinte précise à l’intérieur de la main. Simon Rayssac peint le matin, ou alors en journée, cela dépend du où il est quand il peint. Il y a un homme assis, cet homme vit. Il a la responsabilité d’un champ, d’une terre, des saisons de la terre. Il est habillé de bleu, l’un de ses outils est une faux. Celle-là même qui. Cet homme assis, habillé de bleu, n’a pas de visage. Ne donne pas son visage, trop singulier, à l’exploration universelle de Simon qui peint depuis trois ans, depuis toujours. Le matin donc, et le reste du jour. Un cheval se promène et tout le monde se souvient. Il y a la croupe bien ronde des ongulés sur les parois, il y a les sioux, il y a le regard de l’animal, sa transition perpétuelle (il est celui qui me meut), sa noblesse, ma liberté. Il n’y a pas de toile, il n’y a pas de souvenir, il n’y a pas de fait, il y a à peine un geste et il est fort. Je suis choquée comme lorsque j’ai eu peur de tomber après avoir trébuché. Le cheval a déjà été bleu. Lorsqu’il est passé au format plus fort, Simon a fait une étape à l’encre noire sur fond blanc. Il nous a montré les coulisses, les entrailles. Ce n’était pas joyeux mais pas non plus délirant et la matière tout à coup légère fut zébrée comme le ciel quand l’orage terrasse les sommets. C’est une peinture qui ne vieillira jamais. Ensuite les choses se collent, occupent les espaces, trahissent tous les vides, se tassent. Une force en série, quand Simon peint. Il prend une idée, un souvenir, une impression. Il tient quelque chose, il transforme, ça devient autre. Ça part de là pour aller là et ça ne nous intéresse pas. Il reprend là pour aller là. Il y a une phrase, l’herbe qui pousse, son bruit. Il y a le temps, le coeur encore qui chavire. Gouache sur format A4. Huile ou encre. Acrylique. Une table pour les matières. Des murs, les toiles. Souvent deux en parallèle pour pratiquer l’exercice. Quand la lumière tombe des verrières de l’atelier, quand ça se déplace. C’est toujours grand jour, même si le ciel se fait blanc. Le territoire des origines est sauvage mais les rayons traversent les branches comme ici. Remonter. La main ne parle pas des cavernes puisqu’elle en vient, puisqu’elle y est. Et nous avec elle. La main s’agite un peu, e cerveau pense. C’est tout ce rassemblé, comprimé qui s’exprime. C’est le vertige, le néant, le il n’y a rien à présent, jamais rien, plus rien, il n’y avait rien non plus avant. C’est toujours très éclatant. Simon tient, nous voyons. Les toiles ne font pas justice, ne prétendent à rien, encore. Ne résolvent rien. (Clare Mary Puyfoulhoux)

🇬🇧    It is a woman who picks the apricots. They are orange apricots, they have flesh, a shape, they have a precise imprint inside the hand. Simon Rayssac paints in the morning, or during the day, depending on where he is when he paints. There is a sitting man, this man lives. He is responsible for a field, or a land, for the seasons of the earth. This seated man is dressed in blue, one of his tools is fake. The same one that. This man sitting, dressed in blue, has no face. Does not give his too singular face to Simon’s universal explorations, Simon has been painting for three years, for forever. In the morning, then, and the rest of the day. A horse goes for a walk and everyone remembers. There is the round rump of the ungulates on the walls, there are the Sioux, there is the gaze of the animal, its perpetual transition (that is the one that moves me), its nobility, my freedom. There is no canvas, there is no memory, there is no fact, there is barely a gesture, and it is strong. I am as shocked as when I was afraid of falling after tripping. The horse has already been blue. When he started using a larger format, Simon made a transition with black ink on a white background. He showed the backstage, the insides. It wasn’t joyful, but it wasn’t delirious either, and the suddenly-light material was zebra-striped like the sky when the storm strikes the peaks. It is a painting that will never grow old. Then things stick together, occupy spaces, betray all the emptiness, settle down. There is strength in series, when Simon paints. He takes an idea, a memory, an impression. He holds onto something, he transforms, it becomes something else. It starts from there and goes there and we’re not interested in it. It starts there again to go there. There is a phrase, the grass growing, its sound. There is time, the heart still capsizes. Gouache on A4 format. Oil or ink. Acrylic. A table for the materials. Walls, the canvases. Often two in parallel to practice the exercise. When the light falls from the glass ceiling of the studio, when it moves. It’s always bright, even when the sky is white. The territory of the origins is wild but the rays go through the branches like here. Go back up. The hand does not speak about the caves since it comes from them, since it is there. And us with it. The hand moves a bit, the brain thinks. It’s all that, collected and compressed, that expresses itself. It is vertigo, nothingness, there is nothing now, never nothing, there was nothing before either. It is always very bright. Simon is holding, we see. The canvases do not do justice, do not pretend to do anything, yet. Nothing is resolved. (Clare Mary Puyfoulhoux)

🇫🇷  Les peintures de Simon Rayssac sont un vivarium. Un vivarium sans clôture, composé d’êtres sensoriels, légèrement agités. Fragilement campés, ils déjouent les significations. Si on se place à l’échelle de l’infime et que l’on prend la bonne lentille pour le voir, le plus quelconque apparaît comme un être singulier, avec sa propre tenue, son propre champ de résonnance ; à l’occasion d’une rame, d’un feuillage, de ronds dans l’eau. Le dérisoire, l’infiniment petit, c’est là où on respire parce que tout y est ténu et changeant. Ici pas de loi mais des clins d’oeil. Tout se joue dans une inflexion minime, une attention à la singularité des choses qui requiert à chaque fois d’adapter légèrement le code. Une ombre, un mouvement, une couleur donnent lieu à une géométrie pudique dans laquelle des formes sans contour voisinent et forment des plans sans profondeur. On plonge, le flottement devient la matière même du toucher, du contact. Mais ce flottement cache une autre matérialité, celle des coups de pinceau. On s’imagine la main, le corps, agités. L’émotion, l’humour, la frustration, la contemplation : sur la toile les coups de pinceaux ont une éloquence bavarde, semblent contenir les mille variations d’un coeur pris dans les aléas du quotidien. La « patouille » est cette matière pleine d’emballement, elle s’emporte, étonnamment humaine, et la distance indéfinissable qui sépare chaque plan du tableau accueille ces débordements à l’infini. Quelque chose de la douceur du geste, du regard fait qu’ici on peut déborder sans crainte. (Nora Barbier)

🇬🇧    Simon Rayssac’s paintings are a vivarium. A vivarium without enclosure, composed of slightly agitated sensory beings. Fragilely erected, they thwart meanings. If we place ourselves on the scale of the infinitesimal and we use the right lens to see it, the most ordinary thing appears as a singular being, with its own outfit, its own resonance field; in this case an oar, foliage, rings in the water. The trivial, the infinitely small, is where we breathe because everything is tenuous and changing. Here, there are no laws, but there are winks. Everything is played out in a minimal inflection, an attention to the singularity of things that requires a slight adaptation of the code each time. A shadow, a movement, a modest geometry in which forms without contour are close and in which the colors give place to planes without depth. One dives, the floating becomes the very matter of touch, of the contact. But this floating hides another materiality, that of the brushstrokes. One imagines the hand, the body, restless. Emotion, humor, frustration, contemplation: on the canvas the brushstrokes have a talkative eloquence, seem to contain the thousand variations of a heart caught in the the hazards of daily life. The « splashing » is this material full of excitement, it gets carried away, in an astonishingly human way, and the indefinable distance separating each plane of the painting accommodates these overflows infinitely. Something of the softness of the gesture, of the glance makes one sense that here one can overflow without fear. (Nora Barbier)

 

Contact : simon(.)rayssac(@)gmail(.)com